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« Nos Vies d’Après » – Les survivantes guinéennes se confient dans un livre de témoignages poignants

Press Release / Guinea 8 December 2021

Date and time

01:00 01:00

Location

Graphic collage of an African woman's eye

SOUS EMBARGO JUSQU’AU 8 DÉCEMBRE, 08.00 (HEURE CONAKRY)

Conakry, le 8 décembre 2021 – Le Fonds mondial pour les Survivantes (GSF), l’Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre (AVIPA) et l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) organisent le mercredi 8 décembre 2021 un événement de lancement du livre intitulé « Nos Vies d’Après – Témoignages des survivantes de violences sexuelles, Stade du 28 Septembre, Conakry, Guinée », préfacé par le Dr Denis Mukwege.

Ce livre recueille les témoignages et les photographies de 123 femmes, survivantes des violences sexuelles lors des événements du 28 septembre 2009, ou de leurs ayant-droits. Accompagnés de magnifiques portraits, leurs textes montrent avec force le parcours qu’elles ont accompli depuis les événements tragiques du Stade jusqu’à la mise en œuvre des mesures de réparation intérimaire, initiées par le Fonds mondial pour les Survivantes.

Lors des activités menées dans le cadre du projet pilote de GSF, AVIPA et OGDH, les survivantes guinéennes ont décidé de publier leurs histoires personnelles. Ce livre est un ouvrage de mémoire collective ; il participe au besoin des survivantes d’être reconnues comme telles, pour le préjudice et les souffrances subis, dans l’attente de réparations officielles de l’État guinéen et d’un procès pour ce qu’il est communément appelé « l’affaire du 28 septembre ».

Dans la préface de ce livre, le Dr. Denis Mukwege, président et co-fondateur du Fonds mondial pour les Survivantes s’exprime : “Toutes ces femmes ont vécu une indicible horreur. Elles ont été sauvagement blessées, violées, enfermées, quasi laissées pour mortes à l’issue d’une manifestation pacifique durement réprimée par les forces de l’ordre guinéennes. Meurtries à jamais, elles ont aujourd’hui le courage de raconter et de montrer ce qu’elles ont vécu dans un livre magnifique. Comme d’autres mesures de réparation intérimaire, ce livre aura je l’espère, le pouvoir extraordinaire de transformer toutes ces femmes. À les voir aujourd’hui, je suis déjà impressionné du chemin parcouru. Elles sont des femmes fortes, humbles et immensément courageuses.»

Les témoignages ont été recueillis par la journaliste Hadjiratou Bah et les photographies ont été prises par le photographe Bilal Sow, entre les mois de mai et d’août 2021. Certaines photos ont aussi été réalisées par les survivantes dans le cadre des activités du projet, par le biais de la méthode de recherche participative « Photo Voice ».

Ce lancement sera aussi l’occasion pour les survivantes et les organisations partenaires de faire un point sur les avancées du projet, en particulier sur l’impact des mesures de réparation intérimaire individuelle et la création d’un Centre des survivantes et de discuter des projets et perspectives de réparation pour les survivantes de Guinée.

L’organisation de cet événement est soutenue par le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (ONU-Droits de l’homme) avec le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations unies sur les violences sexuelles commises en période de conflit, qui accompagne les efforts de justice et réparation en Guinée depuis la signature, en novembre 2011, d’un communiqué conjoint pour lutter contre l’impunité pour les crimes de violences sexuelles commis lors des évènements du 28 septembre 2009. Elle sera représentée par Maître Ahmedou Bal, membre de l’Équipe d’experts sur l’État de droit/Violences sexuelles dans les conflits, qui a encadré le Panel de juges jusqu’à la clôture de l’instruction et facilité la mise en place du Comité de pilotage en charge de l’organisation des procès.

Le programme de l’événement est disponible ici ainsi que la fiche sur les opportunités de réparation en Guinée.  

 

Contexte

Cet événement est organisé dans le cadre du projet pilote initié par le Fonds mondial pour les Survivantes, et mis en œuvre en partenariat avec l’Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre (AVIPA) et l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH). Selon une méthodologie innovante, ce projet a été co-créé avec les survivantes qui ont activement participé et guidé toutes ces étapes, y compris la définition et les conditions de mise en œuvre des mesures de réparation intérimaire. Ce projet a permis d’identifier 158 survivantes de viols et autres formes de violences sexuelles liées aux événements du 28 septembre 2009, au cours desquels des centaines de personnes ont été exécutées, violées, torturées et portées disparues.

Le Fonds mondial pour les Survivantes (Global Survivors Fund, “GSF”) a été créé en octobre 2019 à l’initiative du Dr Denis Mukwege, de Mme Nadia Murad et de survivant.es du monde entier. GSF a pour but d’améliorer l’accès aux réparations et aux autres formes de recours pour les survivant.es de violences sexuelles liées aux conflits. Il instaure des mesures de réparation intérimaire pour les survivant.es des pays dans lesquels les autorités ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre leurs responsabilités. GSF apporte aussi son soutien et son assistance technique aux gouvernements qui souhaitent établir des programmes de réparation et fait du plaidoyer à l’échelle nationale et internationale. Son approche centrée sur les survivant.es est au cœur de son travail.

 

Pour toute question ou demande d’interview, merci de contacter: 

Maud Scelo, Directrice de la Communication à GSF  (mscelo@globalsurvivorsfund.org ;  +33 6 48 23 08 43)

Souleymane Camara, Chargé de programme à AVIPA (soultorres90@yahoo.fr ; +224 669 39 11 88)

 

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